20 milliards d'euros dépensés sur le Web en 2008Le e-commerce a dépassé le stade de l'innovation, du courant novateur... il est devenu un véritable canal de distribution, un acteur économique certain et peut-être même le point de départ d'une petite révolution culturelle. Les chiffres du bilan 2008 de la Fevad sont là pour le prouver, tout comme les résultats d'une enquête d'Oxatis qui esquissent le profil de l'e-commerçant.« La place du e-commerce est de plus en plus incontournable dans le commerce français » déclarait Hervé Novelli, Secrétaire d'Etat chargé du Commerce, de l'Artisanat, des Petites et moyennes entreprises, du Tourisme et des Services, ce mercredi à l'occasion du Bilan du e-commerce 2008 de la Fevad (Fédération e-commerce et vente à distance). Et en effet, l'activité en ligne n'a de cesse de croître. La Fevad annonce une progression des ventes en ligne de 29%, elles atteignent 20 milliards d'euros sur l'année. Concernant le secteur IT, la croissance se tasse avec une progression de 9% en 2008 contre +22% en 2007 malgré un rebond des ventes sur le dernier trimestre. La Fevad constate sur Internet une tendance qui se généralise, à savoir une baisse des prix mais une croissance importante des commandes. C'est le secteur de l'e-tourisme qui enregistre la meilleure progression avec +20% sur l'année.
Bertrand Krug constate également l'arrivée « massive » de nouveaux cyberacheteurs : les retraités ou « silversurfeurs » (+58%), les provinciaux (+20%) et les femmes (+16%). En parallèle, le nombre de sites marchand s'est lui aussi étoffé. On compte 48 500 sites marchands actifs soit une progression de 30% en 2008. Concrètement cela fait 11 600 nouveaux sites marchands actifs en un an soit plus d'un site créé par heure ! « Il faut favoriser l'accès à Internet haut débit pour accompagner la croissance. En Allemagne ou en Grande Bretagne, le e-commerce est plus développé mais les équipements le sont aussi » explique Marc Lolivier, délégué général, Fevad. Il ajoute « si les équipements se développent, si la confiance se maintient et si l'offre reste dynamique, le e-commerce pourrait passer le cap des 30 milliards d'euros en 2010 ».
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, l'e-commerçant n'est pas un ‘junior', il est plutôt mature et à de l'expérience (51% a entre 35 et 49 ans et 25% entre 50 et 65 ans quand la tranche des 25/34 ans représente 21%) D'autre part, il y a plus de femmes que dans l'entreprenariat classique. Petite révolution également au niveau géographique car il n'y a pas si longtemps, Internet était associé à Paris, or Oxatis constate que 53% des e-commerçants habitent dans des agglomérations de moins de 10 000 habitants dont 32% en zone rurale. Ce facteur est important car il montre que le e-commerce pourrait revitaliser certaines zones rurales. Au niveau de l'activité des e-commerçants, pour beaucoup le e-commerce est une source de revenu qui vient s'ajouter à ceux d'une autre activité professionnelle. Les Pure Players (activité principale faite en ligne) pèsent 30% et sont majoritairement en région parisienne. Il faut dire que les loyers sont chers et qu'une solution en ligne règle ce souci ! Enfin, l'enquête révèle que les cyber entreprises comptent dans 56% des cas qu'un ‘employé', le gérant, que le souci d'entreprendre est la 1ere motivation, que les cybercommerçants ne sont pas des spécialistes du web mais qu'ils savent jongler avec les outils et apprennent à tirer partie de toutes les possibilités du web (référencement, google Adwords, réseaux sociaux...). Enfin, et c'est surement le plus important : 62% des e-commerçants ont constaté une progression de plus de 10% de leur CA sur les 6 derniers mois (40% ont progressé de plus de 20%).
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